Skip to content
Retour a l'intranet du CG30 Conseil Général du Gard - Observatoire du Risque Inondation dans le Gard
 
Personal tools
You are here: Home » Indicateurs du risque inondation » Extension de la zone urbanisée en zone inondable

Extension de la zone urbanisée en zone inondable

Document Actions
Images
resume_pop et ZU_enZI resume_pop et ZU_enZI
camembert_ZU_enZI camembert_ZU_enZI
proportion_ZU_enZI proportion_ZU_enZI
surf_ZU_en ZI_bati_2006 surf_ZU_en ZI_bati_2006
surf_ZU_en ZI_BV_bati_2006 surf_ZU_en ZI_BV_bati_2006
surf_ZU_en ZI_bati_2000_2006 surf_ZU_en ZI_bati_2000_2006
surf_ZU_en ZI_CLC_90_00_06 surf_ZU_en ZI_CLC_90_00_06
acroissement_annuel_CLC_bati acroissement_annuel_CLC_bati
camembert_classe_ZU_enZI camembert_classe_ZU_enZI
evolution_Zu_en ZI_BV evolution_Zu_en ZI_BV
carte_surfaces_urbanisees_bati_2006 carte_surfaces_urbanisees_bati_2006
carte_surfaces_urbanisees_CLC_2006 carte_surfaces_urbanisees_CLC_2006
carte_bV_ZU_en ZI_2006 carte_bV_ZU_en ZI_2006
carte_Zu_en Zi_commune_2006 carte_Zu_en Zi_commune_2006
carte_%_Zu_en Zi_commune_2006 carte_%_Zu_en Zi_commune_2006
carte_ZU_en ZI_commune_2000_2006 carte_ZU_en ZI_commune_2000_2006

Objectif: Mesurer les enjeux humains soumis au risque inondation.

Définition: Superficie urbanisée située en zone inondable (soumises à un aléa inondation). 

Source : Etude CG 30 / L Wateau & B Ségala mars 2006, décembre 2007, avril 2008, septembre 2009 et mai 2011 à partir de l’exploitation de données d’occupation du sol [Scan 25 de l’IGN, BD Corine Land Cover 1990, 2000 et 2006, BD Topo de l’IGN (2000 et 2009), Orthophotoplan, photographies aériennes (IGN, 1970)], de l’Atlas Hydrogéomorphologique du Gard 2010 et de la Zone Inondable 2008 de la DREAL LR. 

Précision sur les zones inondables

Les zones inondables prises en compte dans cette étude sont pour la plupart issues de l’Atlas hydrogéomorphologique de la DREAL LR 2010, réalisé sur les bassins versants (Tarn, Cèze, Gardons, Vidourle, Vistre-Rhony, Hérault).

Pour les autres secteurs (Rhône et Gard Rhodanien), les zonages correspondent aux limites inondables maximales connues qui servent toujours de référence (PSS Rhône, études ponctuelles secteur Rhône SDAH et Camargue, PPPRI récemment mis à jour sur le Gardon amont et moyen Vidourle).

Pratiquement, la couche des zones inondables qui est utilisée est issue de l’agrégation de l’atlas des zones inondables de la DREAL (version 2010), et de la couche régionale des zones inondables (DREAL LR version 2008) qui intègre le PSS du Rhône.

Il s’agit donc d’une compilation des données disponibles les plus récentes au moment de l’étude, certes non exhaustives, et par ailleurs pas forcément homogènes entres elles. 

On distingue deux types zone inondable (ZI) :

  • La première catégorie (celle-ci apparaissant dans les tableaux et cartes sous la dénomination « ZI_NAT ») correspond aux inondations « naturelles » délimitées par les terrasses alluviales sur des critères d’hydro-géomorphologie.
  • La seconde (cette catégorie apparaissant dans les tableaux et cartes sous la dénomination « ZI_INOP », INOP pour « Inondations Potentielles ») décrit des phénomènes différents qui peuvent se produire lors d’épisodes pluvieux importants et générant des inondations pas toujours liées au cours d’eau. Il s’agit notamment de :

  ruissellement pluvial agricole, urbain ou rural,

*  inondations liées aux obstacles d’origine anthropique,

* sur-sédimentation.

Ces phénomènes sont, au mieux, une gêne pour la population, au pire, un réel danger. Il était donc important de tenir compte de ces risques d’inondation un peu particuliers, même si la délimitation des secteurs concernés ne peut être très précise compte tenu des caractères aléatoires et difficilement prévisibles de ces évènements. De ce fait, l’estimation a parfois été rendue difficile et les résultats issus de ces secteurs INOP devront être utilisés avec précaution.

Les résultats faisant référence à une zone inondable sont donc intégrés dans l’étude sous les appellations suivantes :

§         zone inondable naturelle (ZI_NAT).

§         autres types d’inondation (ZI_INOP).

§         zone inondable totale (ZI_NAT + INOP).

      Mode de calcul : 

      On croise deux zonages : les zones inondables et les zones urbanisées.

Conformément aux objectifs d’estimation de la « vulnérabilité de la population » en zone inondable, les surfaces urbanisées retenues correspondent aux secteurs d’habitat et à ceux liés aux principales activités de la population (notamment les zones industrielles et commerciales). Il s’agit en quelque sorte des secteurs bâtis d’un territoire communal.

Il apparaît donc possible d’apprécier un autre élément de la vulnérabilité d’une population en zone inondable sur une commune, au travers du bâti, c'est-à-dire une grande part des secteurs de vie de ses habitants : leur domicile et leurs principaux lieux d’activités (à nouveau indépendamment de leurs déplacements, comme pour l’estimation de la population).

Données disponibles : 

Base de données Corine Land Cover (CLC) : disponible pour les années 1990, 2000 et 2006, il s’agit d’une représentation de la zone urbanisée qui est de faible précision (1/100.000ème) qui a tendance à surdimensionner les zones urbanisés car elle englobe des secteurs non bâtis mais elle ne prend pas en compte l’habitat isolé ou peu dense. Ainsi avec BD CLC 2006, seules 233 communes sur 353 présentent un noyau urbain suffisamment important pour être représenté dans cette base de données. L’avantage de cette base de données est qu’elle est reconnue et mise à jour régulièrement, elle est donc comparable à plusieurs années d’intervalle. De plus, elle distingue trois types d’urbanisation (urbain continu, urbain discontinu, zones industrielles et commerciales).

Base de données BD Bâti 2000 et 2006 : cette base de données a été créée spécialement pour l’ORIG à partir de la couche « bâtiment » de la BD Topo de l’IGN, au départ uniquement sur les communes comportant une zone urbanisée en zone inondable. Il s’agit d’une représentation de la zone urbanisée selon le principe de la « tâche urbaine » au moyen d’une enveloppe de l’ensemble des bâtiments recensés mais sans distinction du type d’urbanisation. Ce zonage constitue, par rapport à celui issu de la BD Corine Land Cover, une approche plus fine de l’urbanisation : il prend effectivement en compte les zones urbanisées peu étendues et le bâti isolé. Par contre, il faut rappeler que la BD Topo recense également un nombre non négligeable de constructions « parasites » (constructions qui ne sont pas à usage d’habitat ou d’activités notamment commerciales et industrielles, comme des bâtiments ruraux annexes, équipements sportifs et de loisirs, serres agricoles) qui conduisent à une surestimation. Pour l’actualisation de la BD Bâti , c’est en fait la version de la BD Topo de décembre 20098 qui a du être utilisé pour obtenir une image de la situation de 2006. Une suppression d’une partie des bâtiments « parasites » (silos et serres agricoles) a pu être réalisée pour la présente étude.

Base données OCSOL LR : disponible pour les années 1999 et 2006 sur l’ensemble du département : il s’agit d’une nouvelle base de données géographiques d’occupation du sol à l’échelle de la région Languedoc Roussillon. Son utilisation avait été envisagée pour la présente étude mais il a été montré que cette base de données (version de novembre 2007), malgré les spécifications annoncées, n’apportait pas beaucoup plus que Corine Land Cover en matière de cartographie des zones urbanisées. Elle a donc été écartée.

Etude des communes à enjeux (évolution de 1970 à 2000) : cette analyse plus précise a été réalisée à partir de photographies aériennes (année 1970) et de la BD Topo et BD Ortho de l’IGN (2000-01). Elle permet de comparer l’évolution de la couverture de la zone urbanisée en zone inondable en termes d’occupation du sol pour deux situations : 1970 et 2000 dans 36 communes à enjeux. Les résultats obtenus sont plus précis et permettent de différencier les zones urbanisées suivant les classes suivantes: urbain continu, urbain discontinu, mitage et habitat isolé, zones industrielles et commerciales.

Voir analyse historique des communes à enjeux. 

Il apparaît par expérience qu’il faut une échelle d’au moins du 1/25.000ème pour saisir toute l’hétérogénéité du bâti. Ainsi les BD Bâti 2000 et 2006 semblent constituer à ce jour une des solutions les plus pragmatiques pour appréhender la tâche urbaine. Ainsi 315 communes présentent des « surfaces bâties » en zone inondable (282 antérieurement avec la BD Bâti 2000 et la couche zone inondable 2007).

Par contre, la BD CLC , compte tenu de son échelle de précision (1/100.000ème) convient d’être utilisée à l’échelle d’un regroupement de communes, du bassin versant ou du département.

Dans l’analyse qui suit, les deux bases de données (BD CLC et BD Bâti) ont été traitées séparément : la signification des informations qui en sont issues diffère, comme leurs précisions. Et il est donc tout à fait normal qu’il existe un écart entre les résultats bruts obtenus à partir de chacune de ces bases de données.

Dans ce domaine, il a été démontré que la base de données CLC “surestime" globalement, et de façon générale, les superficies urbanisées : +18% en 2006 par rapport aux résultats obtenues avec la BD Bâti. De plus, elle surestime également au niveau thématique les surfaces urbanisées en zone inondable (pourcentage de ZU en ZI de 33.4% avec la BD CLC supérieur à celui obtenu avec la BD Bâti qui est de 29.3% sur le département).

Par contre, en terme d’évolution entre 2000 et 2006, CLC sous-estime la consommation d’espace par l’urbanisation (environ -27% par rapport aux mesures faites avec la BD Bâti sur le département) ce qui n’est pas le cas pour l’évolution au niveau thématique : +28.5% de la consommation d’espace en zone inondable entre 2000 et 2006 avec la BD CLC et seulement 19.5% avec la BD Bâti.

Résultats :

Surfaces urbanisées en zone inondable en 2006 dans le Gard (en ha, d’après la BD Bâti issue de la BD Topo de l’IGN)

Bassin versant (BV) 

Surface urbanisée totale du BV (ha)

Surface urbanisée en Zone Inondable naturelle (ZI NAT) (ha)

Surface urbanisée en Zone Inondable anthropique (ZI INOP) (ha) 

Surface urbanisée en Zone Inondable totale (ZI NAT + INOP) (ha) 

% surface urbanisée ZI NAT / surface totale urbanisée 

% surface urbanisée ZI NAT+INOP / surface totale urbanisée

Gardons

7 913

1 142

102

1 244

14,44

15,73

Cèze

3 809

462

44

506

12,14

13,29

Rhône

3 166

1 031

247

1 278

32,57

40,37

Ardèche

361

18

0

18

4,99

4,99

Vidourle

2 166

664

23

687

30,64

31,71

Vistre - Rhony

7 727

2 622

1 194

3 816

33,93

49,38

Hérault

867

161

0

161

18,57

18,57

Tarn - Dourbie

150

11

0

11

7,32

7,32

GARD

26 346

6 109

1 617

7 726

23,19

29,32

Source: ORIG, Service de l'Eau et des Rivières - CG30 / L Wateau & B Ségala, 2011 d'après la BD Topo IGN 2009, Atlas hydrogéomorphologique 2010 et Zone Inondable 2008 de la DREAL Languedoc Roussillon.

Commentaires:   

A l’échelle du département 

En matière d’urbanisation, l’estimation cumulée des surfaces bâties en zone inondable sur le département, sur la base de la BD Bâti 2006 atteint 7.726 ha soit 77 km2 en zone inondable (6.109 ha en zone inondable naturelle et  1.617 ha en zone inondable anthropique) soit 29.3% des surfaces bâties du département (26.346 ha de surface urbanisée au total, 23% en zone naturelle et 6% en zone INOP).

Pour information, avec CLC 2006, les chiffres obtenus sont de 10.375 ha soit 104 km2 en zone inondable (8.251 ha en zone inondable naturelle et 2.124 ha en zone inondable anthropique) ce qui représente 31.4% des zones urbanisées sur le département (31.089 ha de surface urbnanisée au total, 26% en zone naturelle et 7% en zone INOP).

A l’échelle départementale, il est donc évalué que 29 % des zones urbanisées se situent en zone inondable alors que la zone urbanisée n’occupe que 4.5% de la superficie du territoire gardois.

La majeure partie de ces zones urbanisées en zone inondable sont situées sur le bassin versant du Vistre - Rhony (Nîmes et ses communes périphériques) qui concentre plus de la moitié des surfaces urbanisés du département et aussi sur ceux du Rhône (en particulier le secteur de la Cmargue Gardoise), Gardons et Vidourle.

Type de zones urbanisées  

En outre, du point de vue de la nature de l’urbanisation concernée par le risque inondation, il apparaît que, d’après CLC, 3.4 % de ces zones urbanisées en zone inondable correspond à de l’urbain continu (UC), 76,2 % à de l’urbain discontinu (UD) et 20,4 % à des zones industrielles et commerciales (ZI_ZC), en comparaison avec les proportions relevées globalement sur l’ensemble du département du Gard : respectivement 1.7% pour l’UC, 87.2% pour l’UD et 11.1 % pour ZI_ZC.

Les zones industrielles et commerciales sont donc particulièrement sur-représentées en zone inondable.

Evolution de l’urbanisation depuis 1990   

Pour ce qui est de l’évolution de l’urbanisation des surfaces urbanisées en zone inondable depuis 1990, on peut distinguer deux tendances :

  • Avant 2000 (CLC), l’urbanisation en zone inondable semblait encore être privilégiée, une augmentation de la proportion des zones urbanisées en zone inondable notamment en zone naturelle étant observée.
  • Après 2000, les deux bases de données (CLC et Bâti) montrent par contre une légère tendance à la baisse du pourcentage des zones urbanisées en zone inondable.

D’après CLC, l’accroissement des surfaces urbanisés en zone inondable a été estimé à +0.81%/an soit environ +78 ha/an entre 1990 et 2006. Cette tendance est plus marquée en zone naturelle (+0.85%) qu’en zone INOP (+0.66%). En différenciant les deux périodes (1990-2000 et 2000-2006), un certain ralentissement est observé au cours de la seconde période de +0.87% (+80 ha/an) à +0.75% (+76 ha/an) alors qu’on observe au contraire une accélération de l’accroissement des surfaces urbanisées du point de vue général donc plutôt hors zone inondable. 

D’après la BD Bâti , l’accroissement annuel des surfaces urbanisées en zone inondable mesuré entre 2000 et 2006 est plus élevé en pourcentage (+0.95%/an) qu’avec CLC mais moindre en valeur absolue (+71 ha/an, soit  427 ha sur cette période). Il est par contre bien inférieur au taux d’accroissement annuel global des zones urbanisées (+1.45%/an) ou à celui hors zone inondable (+1.67%/an). 

Il apparaît donc qu’entre 2000 et 2006 au niveau du Gard, on observe une légère tendance à la baisse du pourcentage de zones urbanisées en zone inondable (de 30.2% à 29.3%).   

Du point de vue du type d’urbanisation mesuré avec CLC entre 1990 et 2006, on observe que le tissu urbain discontinu s’étend toujours plus en zone inondable (classe UD : + 47ha/an ou +0.63%/an) notamment en relation avec l’extension périurbaine des différentes agglomérations du département. D’autre part, l’extension des zones industrielles et commerciales ne cesse de consommer de l'espace, avec la particularité à souligner que ces nouvelles installations se font de manière privilégiée en zone inondable (classe ZI_ZC : +31ha/an ou +1.71%/an).

Liens entre population et surfaces urbanisées

Il est remarqué que les zones urbanisées en zone inondable présentent généralement une densité de population plus importante que la moyenne départementale.

Il faut en effet considérer que plus de 40% de la population du département vit en zone inondable (278.000 hab.) sur près de 30% du territoire urbanisée (39,3%, 7.726 ha, d’après Bâti 2006). 

Une analyse approfondie a montré le poids de la ville de Nîmes, compte tenu de la spécificité de ce milieu urbain très dense et en grande partie en zone inondable par rapport aux autres communes du département. En effet, près de 40% de la population gardoise en zone inondable habite Nîmes alors que les zones urbanisées nîmoises ne représentent que 20% des zones urbanisées du département. 

La densité en zone inondable varie de 67 hab./ha en ZI à Nîmes à 26 hab./ha en zone inondable sur les autres communes du département.

En matière d’évolution, la population et les zones urbanisés ne cessent d’augmenter en zone inondable comme ailleurs mais certaines particularités peuvent être relevées :

La part de la population en zone inondable présente une tendance à la hausse depuis 1990 (de 39,95% en 1990 à 40,054% en 1999 et 40,73% en 2006) , soit +1.62%/an ou +4000 hab/an) ce qui veut dire que si la population augmente globalement sur le département, le taux d’accroissement annuel « moyen » en zone inondable est sensiblement plus élevé que hors zone inondable. 

Par contre, en analysant les deux périodes sur lesquelles l’évolution a pu être mesurée, une accélération de l’accroissement de la population est observée après 1999 et notamment en zone inondable. 

Alors qu’on observe une tendance à la baisse de la proportion des surfaces urbanisées en zone inondable (30.2% en 2000 à 29.3% en 2006, soit +0.95%/an ou +71 ha/an).

Excepté sur la ville de Nîmes où l’explosion de population dépasse l’urbanisation en zone inondable, sur le reste du Département, il existe une étroite corrélation entre les taux d’accroissement annuel mesurés entre 1999/ 2000 et 2006 aussi bien pour la population que pour les zones urbanisées (BD Bâti), en effet ceux-ci sont sensiblement équivalents et nous conduise à la conclusion que l’explosion démographique et l’urbanisation s’effectuent sur ces communes préférentiellement hors zone inondable, tout du moins en général.

Analyse par bassin versant

En matière de superficies urbanisées en zone inondable, le bassin versant du Vistre - Rhony, avec la ville de Nîmes (3.816 ha en ZI d’après BD Bâti) se distingue de toute évidence : 

  • Les zones urbanisées en zone inondable du bassin versant représentent 49% des zones urbanisées du bassin versant,
  • Les zones urbanisées en zone inondable du bassin versant représentent 49% des zones urbanisées en zone inondable du département,
  • Celles de la ville de Nîmes représentent 53% des zones urbanisées de cette commune et 20% des zones urbanisées en zone inondable du département.

Viennent ensuite le bassin versant du Rhône-Camargue (1.278 ha, 40%, des surfaces urbanisées en ZI, avec 82% pour le secteur de la Camargue gardoise), les Gardons (1.244 ha, 16% en ZI), le Vidourle (687 ha, 32% en ZI) et dans une moindre mesure celui de la Cèze (506 ha, 13% en ZI) et de l’Hérault (161 ha, 19% en ZI).

En matière d’évolution entre 2000 et 2006 (d’après BD Bâti), le bassin versant du Vistre-Rhony est aussi mis en exergue puisqu’il présente la plus grande consommation d’espace en zone inondable en valeur absolue : 236 ha urbanisés soit près de 40 ha/an (+1.07%/an), soit 55% de l’urbanisation en zone inondable du département.

Au dessus de la moyenne départementale, on trouve également la Camargue Gardoise (près de 14 ha/an, +1.54%/an). Les taux d’accroissement annuel sont également élevés pour le bassin versant du Vidourle (+1.33%/an) et celui de l’Ardèche (+1.47%an) mais dans ce dernier cas, pour des superficies urbanisées très limitées en valeurs absolues.

D’après la BD CLC , on note sur le bassin versant du Vistre-Rhony un revirement après 2000 qui montrerait que les zones inondables ne soient plus privilégiées par l’urbanisation (bien qu’il  existe peu de différence de taux d’accroissement annuel en ZI ou hors ZI).

Par contre, une accélération de l’urbanisation en zone inondable se ferait ressentir depuis 2000 en Camargue Gardoise mais également sur le bassin versant des Gardons.

Analyse par commune   

La ville de Nîmes se distingue évidement comme la commune comportant la plus grande zone urbanisée en zone inondable (1529 ha, soit 53% de la zone urbanisée communale et 20% de la zone urbanisée totale en zone inondable du département).

17 autres communes présentent également dans une moindre mesure des valeurs élevées (> 100 ha de ZU en ZI) : Alès, Bagnols sur Cèze, secteur Camargue (le Grau du Roi, Aigues Mortes, Saint Laurent d’Aigouze, Aimargues, Vauvert, Saint Gilles , Fourques, Bellegarde, Beaucaire), secteur Vistre (Milhaud, Marguerittes, Manduel), secteur Rhône (Aramon, Villeneuve les Avignon, Roquemaure).

En matière de proportion des zones urbanisées en zone inondable, 6 communes sont situées entièrement en zone inondable (Aimargues, Saint Laurent d’Aigouze, Aigues Mortes, le Grau du Roi, Fourques et Vallabrègues) et 5 autres ont entre 80% et 100% de leur surface urbanisée en zone inondable (Codolet, Remoulins, Marguerittes, Aubord, Le Cailar).

Parmi les communes présentant des accroissements annuels de surfaces urbanisées en zone inondable les plus importants, on retrouve la ville de Nîmes avec +11.4 ha/an, 4 autres communes avec un accroissement annuel de plus de 3 ha (Marguerittes, Milhaud, Aigues Mortes et le Grau du Roi) et 4 autres avec un accroissement annuel entre 1.5 et 3 ha (Clarensac, Aimargues, Saint Gilles et Saint Laurent d’Aigouze) Enfin, seules 3 communes présentent une diminution significative des surfaces urbanisées en zone inondable (La Grand’ Combe, Laval Pradel et Collias).

Attachments
carte_surfaces_urbanisees_bati_2006 carte_surfaces_urbanisees_bati_2006
(carte_surf_ZIenZU_bati_2006.pdf - 2.63 Mb)
carte_surfaces_urbanisees_CLC_2006 carte_surfaces_urbanisees_CLC_2006
(carte_ CLC_ZU en ZI_2006.pdf - 908.00 Kb)
carte_synthese_BV_Zu_en ZI carte_synthese_BV_Zu_en ZI
(carte_synthese_par BV_ZU_en ZI.pdf - 361.46 Kb)
carte_Zu_en Zi_commune_2006 carte_Zu_en Zi_commune_2006
(carte_Zu_en ZI_communes_2006.pdf - 329.75 Kb)
carte_%_Zu_en Zi_commune_2006 carte_%_Zu_en Zi_commune_2006
(carte_%_Zu_en Zi_commune_bati_2006.pdf - 268.18 Kb)
carte_ZU_en ZI_commune_2000_2006 carte_ZU_en ZI_commune_2000_2006
(carte_evoltion_ZU_en ZI_communes_2000_2006.pdf - 314.42 Kb)
synthese_CLC_90_00_06 synthese_CLC_90_00_06
(synthese_departementale_CLC_90_00_06.pdf - 36.83 Kb)
synthese_Bati_00_06 synthese_Bati_00_06
(synthese_departementale_bati_00_06.pdf - 18.96 Kb)
methodologie_surfaces_ZI_Segala_2007 methodologie_surfaces_ZI_Segala_2007
(methodolgoie_surfacesd_urbanisees_Segala_2007.pdf - 366.77 Kb)
Created by le Service de l'Eau et des Rivières
Modifié le 05-06-2012